Quelques 300 personnes ont répondu à l’invitation de l’AEP à l’occasion de cette première journée nationale de sensibilisation à l’église persécutée à travers le monde. Ce fut un temps béni, au contact de nos pasteurs invités : Eliseo VILLAR de la Havane (CUBA), Asa KAIN de Dhaka (BANGLADESH) et Samir YACCO de Damas (Syrie), accompagnés pour deux d’entre eux de leur épouse.

A tour de rôle, ces frères nous ont exposé leur quotidien dans des pays où la liberté de croire est bafouée quand elle n’est pas interdite, et où une guerre spirituelle qui a revêtu différents visages fait rage. Annoncer le salut éternel en Jésus-Christ est périlleux. Selon le pasteur Asa KAIN, il faut « être violent dans l’amour de ses ennemis, dans la prière et dans la proclamation de l’Évangile. Ne pas l’être revient à ne pas être utile et ainsi à ne pas être fidèle ». Cet engagement total les a placés sur une liste noire : Menaces, intimidations, humiliations en tout genre, coups et assassinats sont une réalité qu’ils affrontent avec courage et foi. Au fur et à mesure des exposés, une autre vérité est apparue, difficile à comprendre pour nous qui vivons un christianisme tranquille en France : « La persécution fut la réponse de Dieu pour l’église cubaine, elle a été une bénédiction » dixit pasteur Eliseo VILLAR. Après la destruction de dizaines d’églises arriva le temps du réveil et de la multiplication. Aujourd’hui à Cuba, en un peu plus de 30 ans, et rien que pour les ADD, on est passé de 95 à 2000 églises, 1350 pasteurs et 178000 chrétiens. La persécution a eu pour effet de pousser l’Eglise dans la prière mais aussi dans des actes d’amour envers son prochain. C’est tout le sens donné à l’œuvre accomplie par le pasteur Samir YACCO dans un pays ravagé par 8 ans de guerre. « Nous nous appliquons à apporter dans une main le pain nécessaire au corps et dans l’autre le pain de vie indispensable à leur cœur. Il semble pratiquement impossible de reconstruire notre pays mais nous pouvons et nous devons reconstruire les âmes »

Un service de restauration, mis en place par l’église permit à beaucoup de rester sur place et ainsi de profiter de la communion fraternelle avec des frères et sœurs venus de la région. La journée s’est conclue après un temps de « questions-réponses », par un moment de louange et d’intercession. Nous sommes repartis, un peu plus conscients de notre privilège de vivre en France mais aussi bien plus conscients de notre responsabilité à tout niveau concernant nos frères et sœurs persécutés.

Nous tenons à remercier chaleureusement l’église de Nîmes ainsi que les couples pastoraux pour leur accueil et l’excellente organisation de ces moments.

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