Au royaume du Bhoutan, un pays enclavé entre l’Inde et la Chine, se convertir au christianisme est souvent synonyme de persécution. L’histoire du pasteur Samphel est un exemple de ce que les chrétiens, à travers le monde, subissent à cause de leur foi en Jésus.

« Accepter Jésus était facile, mais vivre la foi avait un prix » a déclaré Samphel (40 ans), pasteur d’une Église au centre du Bhoutan pendant près de 18 ans. Ses frères se sont en effet opposés à lui et le prix qu’il a dû payer à cause de sa conversion du bouddhisme au christianisme a été le prix fort.

Retour sur le témoignage d’un chrétien déterminé à servir le Seigneur malgré la persécution

Il y a environ un an, il a déménagé à Thimphou, la capitale et la plus grande ville du pays, où il exerce maintenant son ministère, après avoir étudié la théologie à Bangalore, en Inde en 1998.
« Notre ministère a commencé en 2000 par notre famille seulement et a grandi progressivement. Nous n’avions pas d’église, alors nous nous rassemblions dans les maisons, ce qui est toujours vrai aujourd’hui », se souvient le pasteur.
Au début de son ministère dans le centre du pays, il a ouvert une boucherie pour cacher qu’il avait des activités chrétiennes et annonçait l’Évangile. Un jour, il a été interpellé par la police, qui lui a demandé s’il était impliqué dans le ministère chrétien, question à laquelle il a répondu : « Oui, je le suis, mais ce ministère est très petit. »
Mais comme il connaissait l’officier, ce dernier l’a laissé partir sans prendre de mesures plus sérieuses. Maintenant, à Thimphou, le pasteur a une petite pharmacie et a affirmé qu’il avait rencontré des espions du gouvernement à certaines occasions : « Je n’ai jamais été convoqué pour un interrogatoire, mais je suis sûr que le gouvernement m’a déjà remarqué ici. »

Le pasteur Samphel est revenu notamment sur la réaction de ses frères à cause de sa foi chrétienne. Il a dit, par exemple, qu’une fois, son frère est allé à l’Église de Thimphou et l’a battu devant tout le monde parce qu’il était chrétien : « Il m’a craché dessus et m’a dit de retourner dans mon village. Mais je suis resté ferme et j’ai continué mon ministère. »
À une autre occasion, c’est son frère aîné qui a menacé de le tuer. « Il a continué à frapper à la porte de la maison d’un autre pasteur, en disant qu’il allait me tuer. Je me suis caché là-bas parce que j’avais peur. »
Mais le pasteur Samphel continue, malgré la persécution de sa propre famille. Aujourd’hui, il construit une maison à Thimphou et consacrera une salle aux réunions de l’Église.

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