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camp irakien madabaJORDANIE 2015

Du 10 au 20 novembre 2015, les pasteurs Alain DENIZOU et Bruno ASTIER se sont rendus en Jordanie pour rencontrer les Eglises des Assemblées de Dieu et leurs pasteurs afin d'évaluer avec eux le travail accompli parmi les réfugiés Syriens et Irakiens. Dans un deuxième temps, il était aussi question de rencontrer les chrétiens arabes des Eglises de Bethléem et de Jaffa ainsi que leur pasteur Maron Raheb.

Dès le jeudi 12 novembre, nous avons pu nous rendre sur la ville d'IRBID à environ dix kilomètres de la frontière Syro/Jordanienne et très rapidement, nous nous sommes rendus compte de l'ampleur de la souffrance... Dans une Eglise Baptiste, nous avons pu échanger avec une trentaine de femmes Syriennes. On pouvait lire le chagrin sur leur visage, la peur des représailles et quand nous leur avons demandé qui les avaient chassées de leur maison, violées et forcées à l'exode, elles ont répondu immédiatement : Dieu le sait ! Dans ce premier contact, ce fut un moment parituclier de pouvoir prier avec elles et même en voir quelques unes confesser le beau nom de Jésus. Dans cette même ville, une eglise dite des assemblées de Dieu d'environ 150 personnes s'occupe de près de 600 réfugiés et malgré l'ampleur de la situation, chaque chrétien s'efforce d'être cette bonne odeur de Christ en étant au service de ces hommes, femmes et enfants.

Le vendredi 13 novembre, une rencontre pastorale a lieu durant laquelle nous avons pu présenter les Assemblées de Dieu de France et le département de l'AEP à une quinzaine de pasteurs Jordaniens. A cette occasion, chaque pasteur exprime sa situation et ses limites devant ce drame humain. Nous assurons chaque pasteur de l'intérêt des chrétiens et pasteurs de France quand aux migrants et à l'opportunité de leur apporter le témoignage de l'amour de Dieu. Nous terminons ces moments par une agape fraternelle où nous pouvons apprécier l'hospitalité orientale.

Nous continuons notre route dès le lendemain matin sur la ville de MADABA au sud d'Amman où nous entrons dans deux camps de réfugiés Irakiens et nous entendons les mêmes récits. Ceux qui ne sont pas tués par Daech, sont poussés à partir rapidement, sans nourriture, sans rechanges, sans papiers et après un long voyage, trouvent une terre d'accueil en Jordanie. Les chrétiens des assemblées de Dieu d'Amman (5 Eglises sur la ville) prennent à coeur leur situation, et, après leur Culte, décident de descendre, s'assoient avec eux, parlent avec eux, prient pour eux et quelle grâce d'en voir plusieurs accepter le Christ comme sauveur. L'aide s'organise alors et les traumatismes sont tels que le besoin de docteurs, psychiatres, psychologues, pédiatres semble incontounable tant les souffrances sont profondes. On essaie d'interroger des ados pour qu'ils nous racontent leurs parcours et leurs réponses nous laissent sans voix; "nous voulons maintenant oublier ce qui nous a fait tant souffrir". Si le corps médical peut s'avérer utile dans ces moments, on comprend que le divin médecin seul peut panser des plaies aussi douloureuses. A plusieurs reprises, nous pouvons prier pour les uns, aider, au nom de l'AEP et des Eglises de France et apporter un peu de chaleur dans un quotidien bien compliqué... En effet, nous apprenons que les réfugiés ne peuvent travailler dans le pays, les enfants ne peuvent être scolarisés, sauf dans des écoles privées.

Le dimanche 15 novembre, le matin dans une Eglise et le soir dans une autre d'Amman, nous assistons au Culte, nous avons l'occasion d'apporter un message d'encouragement et présentons le département de L'AEP. Les chrétiens se réjouissent de savoir que les chrétiens et pasteurs de France s'intérressent avec eux aux flots de réfugiés et à leur salut.

Notre Mission se poursuit alors et nous ramène en Israël où nous prenons le temps de saluer les étudiants de l'ITFJ de Jérusalem. Nous avons alors l'occasion d'enregistrer une émission à TBN avec le pasteur Jacques ELBAZ pour évoquer la situation des réfugiés en Jordanie. Dès le lendemain, nous rencontrons l'Eglise Evangélique des assemblées de Dieu de Bethléem avec leur pasteur Maron Raheb. Ce soir là, la ville est agitée, les jeunes lancent des pierres sur les autorités locales, la tension est réelle mais le Seigneur veille sur nous. La réunion et le témoignage de certains frères et soeurs nous sensibilise un peu plus sur le contexte particulier de ces bien aimés.

Enfin, le mercredi 18 novembre, nous faisons la rencontre de l'Eglise de JAFFA et découvrons une Eglise courageuse, qui aime prier et chanter à la gloire de Jésus. Tous sont sensibles à notre présence et nos encouragements réjouissent l'auditoire.Ces chrétiens arabes ont besoin de notre soutien dans la prière mais bien plus encore... Merci de ne pas les oublier!

altalt